Mestre Bimba PDF Imprimer Envoyer
Glossaire - Les grands noms dans la capoeira
Écrit par Cebolinha   
Vendredi, 16 Octobre 2009 08:25

mestrebimba Mestre Bimba pour l'état-civil Manuel dos Reis Machado (né le 23 novembre 1900 dans le "bairro do Engenho velho" (quartier du Vieux Moulin) à Salvador (Bahia) au Brésil, décédé le 5 février 1974) est l'un des plus célèbres capoeristes brésiliens ; il est le père de la capoeira "régionale".

Son surnom, Bimba (mot familier désignant le pénis d'un enfant), lui viendrait d'un pari tenu entre sa mère, Dona Martinha do Bomfim, de sang amérindien, persuadée d'attendre une fille, et la sage femme pour qui l'enfant à venir devait être un garçon. Ayant accouché l'enfant, celle-ci se serait exclamé : "J'ai gagné mon pari, ce coquin a tout ce qu'il faut !". Son père, Luis Cândido Machado, ancien esclave, était un maître de Batuque réputé.

A 18 ans, Bimba a l'impression que la capoeira a perdue toute son efficacité en tant qu'Art Martial et instrument de résistance, qu'elle devient une activité folcklorique réduite à une dizaine de mouvements.

Selon Mestre Damião (Esdras Magalhães dos Santos), c'est autour de 1930, que Bimba rencontre un étudiant de médecine, du Ceara, Cisnando, grand connaisseur de jiu-jitsu, boxe et lutte gréco-romaine, à qui il enseigne la Capoeira. De cette relation commencent à naître les premiers accords pour la création de la Lutte Regional Bahiana. Bimba commença à retrouver les mouvements issus du passé violent de la capoeira tout en y ajoutant ceux d'un ancien style de combat africain, le Batuque, et des mouvements de son propre cru. C'était le début du développement de la Capoeira Regional. mestre-bimba04

1928 inscrit un nouveau chapitre dans l'histoire de la capoeira, la manière dont sont perçues les populations noires issues de l'esclavage par le reste de la population brésilienne change. Après une demonstration au palais du gouverneur (Juracy Magalhaes), Mestre Bimba réussit finallement à convaincre les autorité culturelles de la valeur de la Capoeira. En 1928, Mestre Bimba crée la capoeira régionale qu'il qualifie lui-même de véritable lutte très complète, un mélange de batuque et de Capoeira Angola additionné de quelques coups. Pour Muniz Sodré, auteur brésilien et ancien disciple du Maître, Bimba ne changeait pas vraiment l'esprit de la capoeira de l'époque mais s'inscrivait au contraire dans la tradition du cercle des vieux maîtres bahianais en redynamisant un aspect de la capoeira qui semblait disparaître dans la région de Bahia, c’est-à-dire un style de combat plus objectif tel que le pratiquaient d'autres maîtres angoleiros comme Waldemar da Paixão, Onça Preta et bien d'autres.

Le 12 juin 1996, l'Université Fédérale de Bahia décernait le titre honorifique de Docteur honoris causa à Manoel dos Reis Machado, Noir illétré, mort vingt-deux ans auparavant. En cela elle reconnaissait la capoeira en tant qu'exercice symbolique de sagesse corporelle ancestrale et célébrait Maître Bimba comme acteur et promoteur de la culture afro-brésienne.

Historiquement pratiquée/jouée dans la rue , la capoeira est toujours très mal perçue par les hautes-classes brésiliennes. Il crée en 1932, le "Centro de Cultura Fisica e Luta Regional "(Centre de Culture Physique et de lutte Régionale) qui pris ensuite le nom de Capoeira Regional. Il incorpore à la Capoeira traditionnelle, d'autres techniques : comme la Batuque, la Boxe et le Jiu-jitsu et développe des séquences de coups et un code éthique stricte dans le but de changer cette réputation de discipline clandestine et malveillante.

Ses étudiants doivent porter des vêtements blancs et propres, montrer une preuve de leur grade dans l'école, bien se tenir et ainsi de suite. En résulte une intégration progressive des médecins, avocats, politiciens, moyenne et haute classe sociale, et même des femmes jusqu'ici exclues de la pratique de la capoeira, qui tous apportent leur support à Bimba.

mestre20bimba20010En 1942, Mestre Bimba ouvre une deuxième école au "Terceiro de Jesus" rue des "Laranjeiras" (aujourd'hui rue "Francisco Muniz Barreto"). L'école existe encore de nos jours et est supervisée par un des ses élèves, "Vermelho". Il a aussi importé la Capoeira dans l'armée et dans la police.

Mestre Damião organise en 1949, le premier voyage de Bimba à São Paulo, pour des démonstrations de Capoeira. Puis en 1950, Bimba voyage à Rio de Janeiro et dans d'autres etats. En 54 il apparait dans "Vadiação" un film de Alexandre Robatto et en 68 dans "Dança de guerra" le film de son disciple Jair Moura.

bimba

L'héritage de Bimba

Mestre Bimba a réussie à retrouver les valeurs intrinséques de la Capoeira, celles véhiculées par la révolte des esclaves des siécles plus tôt. Pour lui, la Capoeira est un combat où la concurrence céde à la coopération, où le joueur le plus fort est toujours responsable du plus faible et l'aide à exceller dans son art.

Mestre Bimba fought all his life for what he strongly believed was best for Capoeira and succeeded. After he died in 1974 one of his sons, Mestre Nenel (Manoel Nascimento Machado), at 14, took over his father's Capoeira academy. Mestre Nenel is still responsible for the remarkable cultural and historical legacy his father left him and he is the President of Filhos de Bimba School of Capoeira.

Il s'est battu durement toute sa vie pour ce qu'il croyait le meilleur pour la Capoeira et à réussit. Après sa mort, son fils, Mestre Nenel (Manoel Nascimento Machado) repris la direction de l'académie de son père. Il en est toujours responsable du remarquable héritage culturelle et historique que son père a laissé derrière lui. Il est le président de l'académie "Filhos de Bimba".

Les valeurs de Bimba

Bimba croyait fortement dans la valeur de la capoeira en tant qu'art-martial défensif et s'efforça de développer son enseignement avec méthode et structure.

Il développa une méthode d'enseignement de la capoeira avec des régles, des principes et des traditions que l'on retrouve dans la Capoeira Regional comtemporaine.

A la base de sa méthode d'enseignement, on retrouve les principes suivants :

  • Gingar sempre ” (Se mouvoir constamment lorsque lon "joue")
  • “ Esquivar sempre ” (Esquive toutes les attaques de ton adversaire)
  • Tous les mouvements ont une finalité (les attaques comme les défenses)
  • Rester stable sur la sol (les mouvements acrobatiques rendent vulnérable)
  • Jouer en respectant le rythme du Berimbau
  • Respecter un joueur qui ne peut plus se défendre
  • Respecter l'intégrité morale et physique de l'advesaire (dans un jeu, le plus fort respecte et fait attention au plus faible).

Pour supporter sa méthode, il créa quelques traditions et rituels :

  • Une chaise est utilisée pour entrainer les débutants
  • Le “ Charanga ”, l'orchestre de capoeira, est composé par un Berimbau et deux Pandeiros;
  • Le chant ( Quadras e Corridos ), inventé par Bimba pour accompagner le jeu
  • Le “ Batizado ” (baptême) (premier jeu du débutant devant ses maîtres).

Ce qui rend la Capoeira Regional si particulière et exceptionelle, c'est sa méthode :

  • Examen d'admission (Test de l'étudiant avec des mouvements de capoeira pour vérifier ses aptitudes physiques);
  • La " Sequência " (séquence) fait des 17 mouvements d'attaque et de défense.
  • S'entraîner avec différents rythmes
  • Mouvements spéciaux (frappés, désiquilibrants, projections)
  • Pratique de la “ Cintura Desprezada ” (seconde séquence pour les élèves avancés);
  • “ Formatura ” (Graduation de professeur)

Les Toques de Berimbau propres a Bimba :

  • Sao Bento Grande
  • Benguela
  • Santa Maria
  • Cavalaria
  • Amazonas
  • Iuna
  • Idalina

Mise à jour le Vendredi, 16 Octobre 2009 12:22